Médicaments

Les médicaments sont définis comme tels par la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh,RS 812.21) : « produits d’origine chimique ou biologique destinés à agir médicalement sur l’organisme humain ou animal, ou présentés comme tels, et servant notamment à diagnostiquer, à prévenir ou à traiter des maladies, des blessures et des handicaps; le sang et les produits sanguins sont considérés comme des médicaments ».

 Le but primaire d’un médicament est ainsi d’agir médicalement sur l’organisme humain, et ce dans le cadre des champs d’application traditionnels que sont le diagnostic, la prévention et le traitement (y compris la guérison et le soulagement) des maladies, des blessures et des handicaps. Cette énumération des champs d’application n’est pas exhaustive.

Le médicament n’est donc pas un produit comme les autres. C’est pourquoi le médicament doit apporter des garanties spécifiques à ses utilisateurs et notamment la preuve de son efficacité, de ses bénéfices attendus comme supérieurs aux risques encourus, une fabrication contrôlée, une traçabilité des diverses opérations réalisées.

 Ces garanties sont organisées par la loi et par des textes réglementaires codifiant la définition du médicament, son évaluation avant et après la mise sur le marché, sa fabrication, sa présentation, sa distribution, sa dispensation, son autorisation de mise sur le marché, son prix, son éventuelle prise en charge par l’assurance maladie obligatoire, sa délivrance et ses règles de prescription, la publicité, la pharmacovigilance.

 Toutefois, la réglementation ne fait pas tout. Le médicament doit être utilisé de façon adéquate. Les pharmaciens mettent alors en œuvre la promotion de son bon usage lors de sa délivrance ou lors de campagnes d’informations.

 Le pharmacien, partenaire de l’équipe traitante, est responsable de la validation pharmaceutique de la prescription médicale conformément aux standards de bonnes pratiques ainsi qu’aux directives légales et conventionnelles en vigueur. L’objectif de la validation est d’assurer par une deuxième expertise le maximum de sécurité, d’efficacité et d’économicité de la prise en charge du patient. En cas de problèmes ou d’observations pouvant influencer la décision de dispenser le traitement requis, le pharmacien alerte le médecin avant de procéder à la dispensation.

 Lorsque le médicament n’est pas soumis pour sa délivrance à une ordonnance médicale, le pharmacien oriente le patient. En effet, les pharmaciens ont la responsabilité professionnelle de fournir des conseils objectifs sur l'automédication, et sur les produits disponibles pour la pratique de l'automédication. Les pharmaciens ont également la responsabilité de signaler aux organismes de réglementation et d'informer les fabricants de tout effet indésirable d'un médicament rencontré par un individu.

 

                                         stock géré grâce à Marcel le robot   

Enfin, les pharmaciens ont la responsabilité professionnelle d'encourager les personnes du public à considérer les médicaments comme des produits spéciaux devant être conservés et utilisés avec prudence.

Anne-Laure PASTEUR, Docteur en Pharmacie